POV Elly. 15 novembre 2012 à 15h30, aeroport de New-York, États-Unis.
Le lendemain après-midi, 15h30. Nous étions à l'aeroport, près à prendre notre envol.
Elly : " Volerons-nous de nuit ?
Heiden : J'en ai bien peur.
Elly : C'est effrayant. Réellement effrayant de planer au-dessus de l'ocean Athlantique, si immense et si sombre. "
Je fixais Heiden, hésitante.
Elly : " L'avion, le moyen le plus sûr ? "
Il posa son regard sur le sol et haussa les épaules.
Elly : " Je sens que je vais paniquer.
Heiden : Ça ira Elly, je suis là. Tu verras, ce sera un vol parmis tant d'autres. "
À cet instant, mon frère Alexandre, notre manager nous apporta les billets. Alexandre était très grand et musclé. Il était blond, ses yeux bleus avec de sublimes épais et longs cils. Dans les quarante minutes suivantes, nous nous envolâmes tous pour Paris, pour reprendre un vol jusqu'à l'aeroport de Marignane.
POV Elly. 17 novembre 2012 à 21h25, à Marignane, France.
Deux jours plus tards, mes craintes me parurent futiles. Nous étions bel et bien arrivés à destination. Ce dix-sept novembre, je me trouvais chez moi dans le sud, dans la maison de mon enfance, entourée de ma famille et de mes deux adorables animaux de compagnie. Je me trouvais exactement allongée dans la pelouse fraîchement tondue, bordant l'agréable villa. Neptune était une merveilleuse chienne de la race des braques français à la robe blanche tâchetée de marron, âgée de huit ans et mon chien Ronny un magnifique Labrador croisé Rottweiller d'un noir reflettant, âgé de sept ans. Je me souviens dès lors que je carressais Ronny qui immitait ma position et lançait une balle à Neptune, innépuisable. Je me sentais bien, loin de l'agitation des fans et des journalistes. Une brêve odeur de cigarette me fit détourner la tête, ma mère se tenait debout sur le balcon de notre terrasse, m'observant. Elle s'appelait Rose, c'était la mère parfaite. Ses yeux étaient d'un bleu limpide et ses cheveux mi-long d'un blond émeché. Mon père Alain la rejoingnit, s'accoudant au balcon. Il était grand, brun, avec d'immenses yeux noisettes.
Rose : " Ma fille que fais-tu dans l'herbe ?
Elly : Je me repose. Tu ne peux pas savoir à quel point j'aime être ici. Vous retrouver.
Alain : Et tu nous quittes à nouveau dans à peine dix jours.
Elly : Ne vous inquiètez pas, je ne pars que pour six jours et après vous me subirez jusqu'au nouvelle-an. "
Sûr ce, je me levais, montais les marches de la terrasse et allais les serrer dans mes bras.
Elly : " Je vous aime. "
Les jours s'écoulèrent, je profitais de cette courte pose pour un retour aux sources.